7 fév
Les difficultés que rencontrent les professionnels du conseil ont des origines diverses. Au-delà de l’aspect économique et financier on peut tenter quelques hypothèses sur l’origine du marasme de la profession.
1) un marché flou :
le marché peut paraître flou pour plusieurs raisons :
Flou dans l’étiquetage de l’offre : tout le monde est consultant de quelque chose
Comme pour le mot coaching banalisé par une médiation outrancière le mot consultant a été banalisé.
Flou dans la tête du client : qui est l’interlocuteur du consultant ? Le DRH ?
Le responsable de formation ? Ça dépend des entreprises. Cela dépend de la représentation de ce que l’entreprise se fait de la mission du consultant. Prestataire de service ? Sous traitant ? Exécutant d’une mission externalisée ?
En un mot la définition de ce qu’on appelle le conseil n’est pas stabilisée. Pourtant un coach dans le vrai sens du terme ne fait pas le même métier qu’un consultant expert dans un domaine technique.
2) Une offre pléthorique :
La crise de l’emploi a jeté sur le marché du chômage une masse de quadra/ quinqua qui n’ont trouvé d’autre possibilité de réinsertion que le conseil. Poussé dans ce sens par des offres de formation au consulting plus que douteuses et des services de réinsertion pressés de les orienter vers un autre cadre que le salariat.
L’offre pléthorique d’activité de conseil est peut être à comprendre comme une des formes (peut être marginale et inattendue) de la crise du salariat ou de la crise du travail.
Ce n’est plus dans un rapport salarial que l’entreprise veut traiter une partie de son activité. Il est plus intéressant de l’externaliser et de laisser au consultant le risque de la baisse de l’activité.
Cette offre pléthorique a tendance à rendre flou le marché du conseil. La banalisation de cette offre a peut être tendance à appauvrir le métier. Une concurrence qui tire les prix vers le bas et qui amène les prestataires à fonctionner en mode dégradé ce qui peut jouer sur la qualité de l’action de conseil.
Ajouter une réponse